Chapitre 9 - La résilience
La résilience May 26, 2026 2:27:40 PM Nicolas Tchekhoff 3 min read
Chapitre 9 - La résilience
La résilience May 26, 2026 2:27:40 PM Nicolas Tchekhoff 3 min read
9. La résilience
C’est la capacité à surmonter une altération de son environnement, à résister aux chocs.
« Fais ce que doit et advienne que pourra »
L’avenir est très incertain, nous devons préparer au mieux la génération suivante à s’adapter aux changements. Notre système est performant mais instable, fragile et ça ne peut pas durer longtemps. Nous allons créer un système plus résilient, plus robuste, capable de s’adapter à l’instabilité.
Agir pour la protection de l’environnement, faire de son mieux est la meilleure chose que nous puissions faire, et il se trouve que c’est bon pour le moral.
Nous n’avons plus le choix, nous sommes arrivés à un point de l’histoire où nous devons faire attention aux ressources qu’il nous reste, pas besoin d’en faire « tout un plat », allons-y ! On peut voir la lutte pour la protection de l’environnement comme un jeu plutôt que comme une obligation, tout est une question de perception.
La science trouve beaucoup de solutions technologiques, mais elles sont discutables, officiellement, aujourd’hui, clairement, la science n’est pas en mesure de nous assurer une transition énergétique sans faire de gros dégâts, par exemple, il est inconcevable de penser qu’on puisse remplacer tous les moteurs thermiques par des électriques, il n’y aura pas assez de cuivre pour tout le monde.
La géo-ingénierie n’est pas une solution durable non plus, prétendre pouvoir contrôler le climat est très prétentieux. L’équilibre de notre planète est instable et fragile, la prudence s’impose d’elle-même, devenons responsables.
La définition de responsable est : capable de répondre de ses actes, de les assumer et de les justifier. C’est aussi être capable de s’occuper de quelqu’un.
En tant qu’adulte, animateur, ou enseignant, on doit rechercher la chose la plus sage à dire, de la manière la plus simple et objective possible.
« L’optimiste est celui qui voit une opportunité dans chaque problème, le pessimiste est celui qui voit un problème dans chaque opportunité. »
W. Churchill
On est presque tous tantôt optimiste tantôt pessimiste, on choisit de voir le verre à moitié plein, plus ou moins souvent. Sur le sujet du développement durable, être « pessimiste dans la réflexion et optimiste dans l’action » semble pertinent. S’attendre au pire, et croire que le meilleur est encore possible.
Avoir trop d’espoir n’est pas prudent, être trop optimiste n’est pas sérieux, vous trouverez le juste milieu dans un simple exposé des faits, sans jugement hâtif.
Dans le cadre de l’éducation populaire, il s’agit de semer des idées comme on sème des graines. D’alimenter les discussions comme on arrose une plante et de guider vers votre opinion, qui doit rester ouverte à l’inattendu. Comme un jardinier vous apprendrez de vos erreurs et trouverez des solutions pour les réparer ou ne pas les reproduire.
Le déni, appelé aussi « le syndrome de l’autruche » est un phénomène complexe, beaucoup de gens refusent de voir la vérité en face, c’est un mécanisme de défense psycologique, un manque de résilience. Il faut user de patience et d’empathie pour trouver les bonnes questions qui feront avancer la réflexion. Attention, la colère ou la frustration pourraient aggraver la situation, donc il est important de garder son calme pour être le plus clair possible. Si les gens ne comprennent pas le problème, ils n’ont pas de raison d’arrêter de polluer.
Nous avons tendance à croire ce qui nous arrange, c’est un biais cognitif appelé le biais de confirmation. Mais il y a des réalités scientifiques, des chiffres, entre 97% et 99,9% de chances que les humains soient responsables du dérèglement climatique selon les mes sources, un petit pourcentage de doute qu’il est bon de ne pas oublier.
Quand on a pollué beaucoup, en prenant souvent l’avion par exemple, il est difficile d’accepter que l’on soit responsable de beaucoup de pollution, du coup on préfère penser que c’est la faute de la compagnie aérienne, ou croire qu’on n’a pas le choix, ou que c’est un complot, ou qu’il est trop tard… c’est plus confortable.
Quand on appelle une voiture électrique « une voiture propre », alors qu’elle pollue plus à la construction ( en fonction du modèle ), qu’elle utilise souvent des énergies fossiles pour produire l’énergie électrique dont elle a besoin, qu’il faut changer les batteries tous les huit ans et que certaines ont pris feu spontanément… « propre » n’est pas le bon adjectif.
Nous avons affaire à un problème très complexe. Notre cerveau n’est pas sensible au danger probable ou lointain, il est conçu pour nous protéger des dangers imminents. Nous avons donc le devoir de partager ces messages de résilience et de robustesse, de trouver l’équilibre, le juste milieu entre la bougie et l’halogène.