Chapitre 13 - Politique environnementale
Politique environnementale May 29, 2026 3:06:34 PM Nicolas Tchekhoff 20 min read
Chapitre 13 - Politique environnementale
Politique environnementale May 29, 2026 3:06:34 PM Nicolas Tchekhoff 20 min read
13. Politique environnementale
Les décisions politiques et économiques ont plus d’impact que les choix de consommations des citoyens, il est bon de relativiser notre responsabilité individuelle.
Voici, d’après moi ( plutôt nouveau en politique ), le minimum à savoir sur ce sujet. Modestement j’attend un retour de la part de mes lecteurs pour alimenter ma réflexion.
Le mot politique signifie : « gestion de la vie de la cité ». Nous vivons en communautés, et pour faire cohabiter tous ces gens très différents, il faut bien une organisation.
Notre système tout entier est alimenté par des machines, les ressources qui font fonctionner ces machines sont limitées, il faut les « partager » avec les voisins. Croire que l’on va trouver des ressources dans l’espace est pure folie pour le moment, selon certains chercheur, c’est physiquement impossible, tout comme l’énergie propre.
Ce sont les décisions politiques qui gèrent l’approvisionnement en énergie de chaque pays, malheureusement polluer peut rapporter des milliards.
Il est dans notre intérêt de bien avoir conscience que la valeur de l’argent est un consensus, quand on demande un prêt bancaire, l’argent est créé de nulle part ( Ex-nihilo ), la banque ne prête pas son argent, elle le crée. D’autre part les entreprises créent de l’argent grâce au travail des citoyens, avec les ventes de marchandises ou de services.
Mais alors d’où vient la dette publique ?
Une mauvaise gestion des finances publiques ?
La dette est un moyen de contrôler la population, ce n’est pas un problème concret, c’est un problème virtuel, une manipulation qui rapporte beaucoup à ceux qui prêtent de l’argent à l’Etat. Par contre, quand l’ONU déclare que l’humanité toute entière est en danger, on peut dire qu’il y a un vrai problème bien concret.
L’argent des caisses de l'État provient de la collecte des impôts et taxes qui payent nos services publiques ( administrations, écoles, armées, système de santé… ). Une partie de cet argent subventionne des entreprises privées ( Pharmaceutiques, Agro-alimentaire, fossile… ) alors que ces entreprises sont rentables. Nous donnons donc parfois le fruit de notre travail à de grands pollueurs qui génèrent déjà beaucoup de profits. Et ensuite nous payons la dépollution des sols, des eaux contaminées et les soins médicaux qui sont dus à la pollution. En gros c’est le bordel et je n’ai fait qu’effleurer la surface.
On nous prend pour des cons ( concitoyens, compatriotes, consommateurs, complotistes… ), et nous sommes tous le con d’un autre, nous sommes complémentaires.
Certaines personnes ont de gros problèmes personnels qui font passer l’écologie ou la politique pour des sujets de moindre importance, ils méritent le respect tout autant que les autres. Le fait est que la majorité des citoyens ne jouent pas leur rôle, ils ne surveillent pas les politiciens qui sont sensés les représenter. Si on ne s’occupe pas de la politique, elle s’occupera de nous.
La France représente environ deux pour cent des émissions de GES mondiales, on pourrait donc croire qu’il est vain de vouloir changer la France. Cela dit la taille du pays n’est pas importante puisque chaque ville, chaque village, chaque habitant du monde peut agir sur son impact locale.
Il n’y a pas de petits gestes si on est des milliards à les faire, et nous sommes des milliards à vouloir protéger l’environnement
La France est connue pour sa culture, ses lumières et ses révolutionnaires, cependant elle fait partie des premiers pollueurs historiquement, d’après moi il est donc « logique » qu’elle montre l’exemple, tout du moins qu’elle respecte l’environnement. Certains pensent que l’IA va résoudre tous nos problèmes, que la recherche va trouver des solutions, mais plusieurs spécialistes sont prêts à parier toutes leurs économies sur un effondrement systémique progressif.
Une révolution est en cours, un cycle se termine, un nouveau monde est en cours de création, un monde plus juste, plus humaniste, plus logique, plus robuste, il est déjà là d’une certaine manière, caché derrière le cirque politique, dans l’ombre pour l’instant, mis à l’écart car il fait peur aux conservateurs qui ont peur de ne pas réussir à s’adapter. Le culte de la performance est en train de tomber.
…
A cause du réchauffement climatique, on prévoit un milliard de réfugiés climatiques pour 2050, deux milliards de plus en 2100. La majorité des réfugiés passent dans les pays voisins, quelques pays refusent l’entrée, donc certains s’aventurent au delà. Les migrants sont souvent déçus de l’accueil qu’on leur réserve, et ils ont rarement le choix. Etant donné que tous les pays qui polluent le plus sont les premiers responsables des migrations climatiques, un peu d’humilité serait la bienvenue.
Récemment de nouveaux gisements de pétrole ont été découverts, en Alaska, au Mexique, en chine... et pour le climat nous aurions tout intérêt à le laisser dans le sol.
Chaque jour, ce sont cent millions de barils qui sont brûlés dans le monde, c’est trop, trop vite !
On peut imaginer que l’humanité est en pleine crise d’adolescence. Sortir du matérialisme devient inévitable, l’humanisme, la coopération, la résilience, nos seules chances de prospérer.
Après des siècles de chaos et de conflits, nous pourrions tous vivre en harmonie dans l’équité, nous avons tous les outils pour le faire, mais ce n’est pas dans l’intérêt de tout le monde, les plus riches ont beaucoup de privilèges à perdre.
Les médias dominants, qui appartiennent à des milliardaires, ne sont pas là pour nous informer, ils manipulent pour protéger leurs intérêts. La protection de l’environnement passe trop souvent en second plan, il y aurait pourtant bien des choses à dire et à expliquer aux citoyens. Nous sommes divisés, encouragés à critiquer le voisin, détournés des vrais problèmes, au lieu d’être encourager à agir ensemble.
La fraude sociale équivaut à treize milliards par an, elle est en majeur partie due à la fraude des entreprises sur les cotisations sociales, et en même temps environ dix milliards d’euros d’aides sociales ne sont pas réclamées. Tandis que la fraude fiscale peut dépasser 100 milliards par an en France.
Une grande partie de la population accuse les pauvres de profiter des aides sociales, alors qu’elles sont un droit légitime, un acquis social. Pourquoi les pauvres refuseraient-ils ? Sont-ils coupables de profiter de leurs droits ?
Il est prouvé par plusieurs études que la plupart des gens qui reçoivent des aides font de leur mieux pour s’en sortir ( Esther Duflo, Prix Nobel de l’économie ).
Quelques milliers de petits fumistes qui profitent du système font mauvaise presse à tous ceux qui en ont vraiment besoin et qui s’en servent à bon escient.
La fraude fiscale est tellement plus importante, elle est indécente, des dizaines de milliards qui sont volés par des personnes qui sont déjà ultra-riches.
N’oublions pas que dans notre cher pays de la gastronomie, un français sur cinq ne mange pas à sa faim, c’est un choix politique. On nous cache les principaux problèmes, on les minimise, et on met à l’honneur tout ce qui peut diviser la population. Nous avons tendance à nous laisser emporter par la propagande médiatique, quelque soit son bord, la méfiance est de rigueur. Heureusement des médias alternatifs financés par des citoyens amènent un équilibre nécessaire.
Les mentalités évoluent, on est de plus en plus informés sur les techniques de manipulation. Le voile se lève sur les complots, il est venu le temps de la vérité.
Développer son esprit critique, communiquer correctement, éviter les suppositions, les amalgames, les raccourcis… sont des habitudes à prendre. Apprendre à se taire aussi, c’est très utile en politique comme dans la vie de tous les jours, trouver le bon moment pour dire les choses.
Comme dans une partie d’échec, le joueur en face a souvent un ou plusieurs coups d’avance. Le pouvoir en place a anticipé tous les scénarios possibles, c’est pourquoi on devrait se préparer à toutes les éventualités nous aussi.
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Quand on parle de décroissance, on ne fait pas rêver grand monde, mais la croissance est à la racine de notre problème, il semble que la plupart des économistes ne sachent pas comment gérer une décroissance, ils ont du mal à sortir du schéma qu’on leur a appris.
Nous avons plutôt besoin de développer la joie de vivre, la santé, la solidarité, la bienveillance, la justice, le respect, la robustesse…
Il est bien connu que les biens matériels ne mènent pas au vrai bonheur. Alors quelle croissance veut la majorité ? Celle du PIB ? Ou celle du bien-être ?
Nous avons conscience de la dictature des marchés financiers, cette main invisible qui nous pousse à consommer du superflu pour le profit des manipulateurs qui se moquent des pauvres.
N’oublions pas que nous sommes l’Etat.
On dit souvent « l’Etat a fait ci, l’Etat a fait ça », alors que nous les français, nous représentons l’état français, et les dirigeants sont nos employés à notre service, payés par nos impôts. Malheureusement nous sommes divisés.
Nous sommes dans une démocratie représentative, cela signifie que le peuple exerce son pouvoir par ses représentants, les « élites » de la nation. Des hommes d’affaires qui confondent souvent intérêts publiques et privés.
Les ressources vont devenir de plus en plus rares, certains têtus refusent de comprendre qu’il est temps d’arrêter le gaspillage. Des milliers de milliards ont été investis dans les énergies renouvelables et la transition, mais les éoliennes ou les voitures électriques ne sont pas durables, elles décalent le problème sans le résoudre.
Notre vision de l’avenir doit converger vers quelque chose de durable, de logique, un système propre, la prospérité en harmonie avec notre environnement tout en gérant les différents conflits d’intérêts.
Si un seul pays décide de continuer dans la mauvaise direction, on risque tous de chauffer.
Combien d’histoire ou de film ont pour morale « l’homme est un loup pour l’homme » ?
Ce n’est pas une vérité absolue, c’est juste une citation.
L’homme est aussi et avant tout bienveillant et pro-social de naissance, ce sont les expériences malheureuses qui le rend net méfiant et parfois malveillant.
Nous avons besoin des autres, de coopération, de coordination pour bouleverser notre système de manière rapide et durable. La compétition doit cesser, il est venu le temps de l’entraide.
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Ne pourrait-on pas trouver un consensus ? Un compromis, organiser la sobriété progressive et proportionnelle pour tout le monde, dans le respect de ceux qui ont déjà le strict minimum.
La solidarité est très importante en temps de crise, et nous sommes en crise depuis bien trop longtemps, se serrer les coudes est compliqué quand le gouvernement gaspille à tout va et encourage l’individualisme.
Diviser pour mieux régner, divertir pour manipuler, mentir, se contredire, dissimuler, filouter… Ils ne se cachent même plus, depuis que le clown est entré en scène, c’est devenu un cirque.
Notre gouvernement a été accusé et jugé coupable d’inaction climatique par plusieurs associations et fondations, « L’affaire du siècle ». A cette accusation Macron a répondu je cite : « ça ce n’est pas moi ! C’est les autres d’avant »
Alors que si les émissions de GES ont baissé sous son premier mandat, c’est uniquement grâce au confinement.
Chaque jour, je le rappelle, ce sont cent millions de barils qui sont brûlés dans le monde, et la tendance va vers la hausse globalement.
Il faudrait peut-être penser à mettre cette ressource de côté, pour le jour où on aura trouvé un moyen de l’exploiter sans détruire l’environnement, avec parcimonie. Certains dirigeants ont choisi de foncer vers le gouffre, auraient-ils prévu un parachute ?
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Il y a une partie d’échec entre les puissants, une « course à l’échalote », un concours de bitcoins…
La compétition, la lutte des classes permanente, le racisme et la croissance sans limites de l’économie, entravent le bon fonctionnement de notre système économique mondial.
Les lobbies font pression, nous mettent des barrières et la « viscosité » de l’administration nous empêche d’avancer rapidement.
Une économie circulaire est le modèle idéal, une économie de la santé, du bien-être, une économie de la connaissance, tout ça est possible.
Quel pays est dans la bonne direction au niveau du respect de ses habitants et de son environnement ?
Indéniablement certains pays gèrent mieux que d’autres leur transition.
Nous allons faire un petit tour du monde rapide sur le thème de l’écologie. Il y aurait beaucoup à ajouter mais je trouve ces infos pertinentes :
Nous avons sur notre jolie planète des bons élèves, des moins bons et des éléments perturbateurs. Tous ont amorcé une transition vers les énergies renouvelables plus ou moins lente et sincère.
Il est compliqué de faire un classement du meilleur au plus mauvais, car cela dépend beaucoup de votre vision du monde, de ce qui est important pour vous.
Nous prendrons l’exemple du Bhoutan, petit pays d’Asie qui a décidé de vivre en harmonie avec la nature tout en gardant une part de technologie. C’est un petit pays, donc plus facile à diriger dans la bonne direction.
De plus, son relief et ses ressources lui permettent d’avoir beaucoup d’énergie hydraulique, l’énergie la plus propre qui soit.
Ce petit coin de paradis a poussé le bouchon très loin dans l’harmonie... cent pour cent renouvelable, bio, et solidaire... ils ont même inventé le BNB « Bonheur National Brut » en référence au PNB, pour valoriser le bonheur de ses habitants, plutôt que le profit.
Un pays qui absorbe trois fois plus de CO2 qu’il n’en émet. Cela dit, il n’est pas non plus parfait puisqu’il tire beaucoup de profits du tourisme, serait-ce un exemple de dictature verte ?
Pour aller d’un extrême à l’autre nous parlerons du Qatar, qui est le royaume de la surconsommation, du luxe, de la démesure… Quatre fois plus petit que le Bhoutan, c’est l’élément perturbateur par excellence.
Les Qataris consomment, en moyenne par habitant, plus que tous les autres habitants du monde.
Ils sont à la pointe de la technologie et du confort, ils aiment le luxe et ils consomment allègrement sans se soucier des conséquences.
Plus de six mille morts pour la construction d’un stade, un gazon climatisé au milieu du désert, ils sont complètement « hors sol », ils n’ont pas les pieds sur terre.
Comment peut-on raisonner le dernier de la classe ?
Imaginez une classe remplie de dirigeants qui expliquent chacun leur méthode pour diriger un pays. Si on se compare au dernier de la classe, on se sent incroyablement fort ! Il vaut mieux regarder ceux qui réussissent, suivre ceux qui prennent les bonnes décisions, même si le dernier est cool, ce n’est pas un exemple à suivre, nos dirigeants ne sont plus des ados, pourvu qu’ils grandissent.
La plupart des dirigeants sont en retard, pas pressés de perdre leurs privilèges de pollueur, ils sont « perdus dans leurs papiers », ils ont peut-être l’impression de faire de leur mieux, mais c’est loin d’être suffisant pour respecter les accords de Paris, et il faut bien se rendre compte que tous les pays n’ont pas signés.
Faisons l’avocat du « diable », les dirigeants ont le sort de l’humanité entre leur main et c’est tellement de poids sur leurs épaules que certains deviennent fous. C’est même une maladie, qui touche la plupart des gens très riches, les psy appellent ça « l’hubris », pour résumer c’est la perte de l’empathie par la consommation démesurée de luxe, une sorte de complexe de supériorité. Ils sont malades.
Autre excuse que l’on peut leur trouver : certains sont très probablement menacés de mort ou de guerre par des personnes plus puissantes qu’elles, raisons de plus pour responsabiliser la population.
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Entre le Bhoutan et le Qatar, deux extrêmes, il y a toute sorte de pollueurs, nous avons bien sûr les États Unis, comme l’ont dit les présidents Bush et Trump « le train de vie des américains n’est pas négociable ».
Ce qui, étant donné leur nombre, est très inquiétant.
Cependant, la ville de Détroit est exemplaire dans son mode d’agriculture urbaine, plus de mille six cents micro-exploitations agricoles ou jardins communautaires y prospèrent en permaculture ou agriculture biologique. Après une crise économique puis sociale très difficile, ils se sont retrouvés dans l’obligation de produire leur nourriture pour survivre.
Les fast-food étaient la seule nourriture accessible, l’obésité a augmentée, donc les habitants se sont mis à jardiner.
Jardiner ensemble est un acte solidaire, social, salutaire, humain et évidemment écologique qui tend à se répandre dans différents pays du monde.
L’Inde, c’est un des gros pollueurs de l’océan entre autres choses, des tonnes de déchets sont déversées dans les rivières et finissent dans les mers et les océans, par contre l'extrême pauvreté induit une consommation par habitant très faible. La politique environnementale est aussi très mesurée alors que d’après certaines études l’Inde est le pays qui devrait souffrir le plus du réchauffement climatique.
La Chine pollue aussi beaucoup, en partie par l’exportation de sa production.
Il est important de prendre conscience que nous demandons aux autres pays de polluer pour nous, que certaines entreprises délocalisent pour éviter les contraintes environnementales des lois françaises, la main d’œuvre est moins chère, les matières premières aussi, et les lois sont plus souples dans beaucoup de pays.
La pollution traverse les frontières. Chez nous, le made in France commence tout juste à avoir la côte, mais pour les Chinois, le made in China est une évidence depuis toujours.
La relocalisation devient inévitable, on parle d’ajouter une mention « zéro kilomètre » sur les produits locaux.
Il serait probablement plus efficace de commencer par augmenter les taxes des produits importés.
Le Canada, les USA, la Chine et la Russie vont voir leurs rendements augmenter avec les températures, tandis que l’hémisphère sud devrait subir la sécheresse.
La Russie est le plus vaste pays du monde, plus de la moitié de la surface du territoire y est gelée, c’est une grosse partie du permafrost. Cette bombe climatique commence à dégeler, elle produit des tonnes de gaz à effet de serre, et cerise sur le gâteau, elle renferme des carcasses d’animaux qui portent des virus dangereux et inconnus au bataillon ( Seul point positif est que la Terre congelée pourra bientôt capter du carbone par la végétation ).
La politique y est toujours axée sur la croissance, et vise la neutralité carbone pour 2060 comme la Chine.
Il y a un exemple très intéressant sur l’île de Cuba, les pesticides y sont interdits, l’embargo américain ayant poussé les Cubains à l’autonomie, ils ont interdit la publicité et ils ont créé un peu partout des potagers urbains en permaculture.
Le Costa Rica quant à lui paye ses habitants pour planter des arbres et prendre soin de la nature depuis plus de vingt ans, encore une idée qui mériterait de se généraliser partout dans le monde, les pays ne sont pas des entreprises.
En Europe, c’est le Portugal qui montre l’exemple avec cent pour cent de son électricité issue des renouvelables, suivi par les pays du nord de l’Europe qui ont beaucoup d’avance sur le respect de leur environnement. Avec trois habitants au kilomètres carrés c’est plus simple. Le Danemark, la Suède, la Finlande, la Norvège et l’Islande sont des petites populations qui ont une politique à taille humaine, peu de corruption apparente, les lobbys ne semblent pas avoir beaucoup d’impact sur le gouvernement.
Leur énergie est essentiellement produite par hydroélectricité et géothermie.
De plus le gouvernement suédois s’affiche clairement féministe, le système d’éducation est très différent, plus proche de la nature, une approche basée sur la solidarité, l’empathie et la liberté. Un système très inspirant qui a fait ses preuves dans le durable.
L’Islande quant à elle a réussi à juger ses politiciens corrompus pour mettre en place une politique nouvelle, une idée aussi très inspirante.
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Il semblerait que la France fasse partie des mauvais élèves.
Récemment, notre Monarc « champion de la Terre », a décidé de lever le pied sur les contraintes écologiques ; il semblerait que le titre de champion lui ait fait peur.
Un titre qui n’est pas mérité de toute évidence puisqu'il ne respecte pas les engagements de réduction des émissions pris aux accords de Paris ( la honte ), accord signé par 195 nations en 2015, qui a pour but de maintenir en dessous de deux degrés la température moyenne mondiale par rapport au niveau pré- industriel. Un objectif peu ambitieux étant donné le côté imprévisible des changements climatiques et le fait que la température sera très variable en fonction des endroits et de la végétation.
Cela fait plus de quarante ans que les écologistes parlent du réchauffement climatique et cinquante ans que l’on parle de la raréfaction des ressources. Tout a commencé concrètement avec le rapport Meadows commandé par le Club de Rome dans les années soixante-dix. Appelée « Les limites de la croissance », c’est une étude qui annonçait un effondrement du système économique mondial avant 2030, du à la raréfaction des ressources, une population grandissante et une pollution croissante.
Le club de Rome était un groupement de scientifiques, économistes, et fonctionnaires de cinquante-deux pays, ils ont fait une douzaine de simulations des différents scénarios futurs possibles.
Ils avaient programmé une pénurie de pétrole à partir des années 2000, malheureusement, il en reste plus que prévu. En 2004, un second rapport est sorti avec les mêmes membres de ce club, qui sonne l’alarme sur les mêmes problèmes, et qui ajoute la dimension du réchauffement climatique.
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Nous savons donc depuis bien longtemps que notre mode de vie n’est pas durable, l’humain est en train de changer le climat, nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle où la race humaine est devenue tellement dangereuse qu’elle est en mesure de s’autodétruire, cette époque géologique se nomme « l’Anthropocène ».
Nous avons déjà gagné 1,5 degrés de température moyenne mondiale depuis le début de la révolution industrielle.
Si on arrêtait de polluer demain, cette température moyenne continuerait tout de même de monter quelques années, l’absorption du CO2 prend du temps, les océans chauffent ils mettront des milliers d’années à refroidir, les incendies ne s’arrêteront pas tout seuls, nous approchons d’un point de bascule après lequel il sera trop tard pour éviter le pire.
Chaque dixième de degré compte.
On peut déclarer aux enfants sans s’avancer que les décideurs politiques ne sont ni raisonnables, ni prudents et qu’ils ne sont pas responsables.
Ils rejettent la responsabilité sur les uns et les autres comme des enfants, « ce n’est pas moi qui ai commencé ».
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Bien que petite, c’est la France qui nous intéresse le plus donc nous allons en parler.
Plutôt qu’une course au profit, un concours de celui qui a la plus grosse voiture, nous aurions bien besoin d’une course à la baisse de CO2, nouvelle donne, nouvelles règles !
La France est la septième puissance économique mondiale, la belle affaire, est-ce vraiment important ?
En 2018, Macron lance une « Convention citoyenne pour le climat » qu’il organise avec Cyril Dion ( co-réalisateur du film « Demain » et activiste écolo ). Une très bonne idée.
Dans le cadre de cette convention, ils organisent un tirage au sort de cent cinquante citoyens au hasard ayants pour but de proposer des mesures concrètes pour réduire nos émissions. Les cent cinquante volontaires ont étudié l’écologie avec les spécialistes de chaque domaine, ils se sont concertés, ils ont débattu, étudié pour sortir des projets de loi visant à réduire notre bilan carbone.
Ils ont pondu pas moins de cent quarante-neuf propositions. Après lecture approfondie des propositions, notre trop cher président a félicité les tirés au sort pour leur travail, les a remerciés en disant qu’il allait s’en occuper.
Et à notre grande surprise sort la nouvelle « loi climat », qui déçoit tout le monde, sauf les lobbies.
Comme l’a déclaré Nicolas Hulot en donnant sa démission, « la pression des lobbyistes sur le gouvernement est évidente et même clairement affichée ».
Rahhhh la politique !!!
L’argent, le pouvoir corrompt, depuis toujours.
Si on partageait mieux, on pourrait tous vivre confortablement. Mais la lutte des classes persiste. Certains ont le droit de polluer plus que d’autres… Certains vont même jusqu’à penser que c’est important que les pauvres aient faim ! Pourquoi tant de haine ?
Nous vivons dans un système en forme de pyramide où ceux qui sont en bas sont méprisés par ceux du haut qui les gouvernent et vice-versa.
Au siècle passé, les machines ont remplacé les esclaves, et si les machines n’ont plus de carburant, que va-t-il advenir ?
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Ceux qui pensent que c’était mieux avant devraient revoir leurs cours d’histoire, beaucoup de choses ont évolué dans le bon sens, la médecine, les sciences, la communication, l’éducation, la compréhension de la nature, la cuisine…
On rame mais on avance. Notre génération à développé des systèmes de coopération très efficaces, nous sommes de plus en plus doués dans le vivre ensemble et les règles du collectif. On a toutes les raisons de se réjouir, il y a des solutions à presque tous nos problèmes.
Les humains aiment les problèmes, ils passent beaucoup de temps à créer des problèmes, probablement pour faire plaisir à ceux qui aiment les résoudre !
Nous sommes presque tous responsables du problème environnemental par nos choix, notre consommation, nos envies de confort, en sommes nos mauvaises habitudes.
Nous avons tous de l’influence sur les gens autour de nous, chaque mauvaise décision que l’on prend influence notre entourage. L’exemple est la seule façon de convaincre, être irréprochable ou presque serait donc la seule façon de partager ce message de sobriété, faire de son mieux chaque jour.
Quand on dit « profite de la vie, on ne sait pas de quoi demain sera fait » on a raison. Profiter de la vie c’est important mais si c’est au détriments des autres… ça lui donne un goût amer.
Il existe des tonnes de façons de profiter de la vie sans polluer, sans faire de mal à personne, malheureusement trop peu d’exemples dans les médias.
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La bienveillance en politique, est-ce que ça existe ?
Sûr que oui !
Il existe des politiciens intègres, et il y a une part de bienveillance en chaque être humain, plus ou moins importante évidemment. Personne n’est à cent pour cent méchant ( sauf exception pour confirmer la règle ).
J’entends souvent dire, « la compétition est un fléau », la coopération serait donc LA solution à tous nos problèmes ?
La place trop importante de la compétition dans notre système rend la coopération moins facile. Mais la compétition semble faire partie de la nature humaine, elle nous pousse à donner le meilleur de nous-mêmes.
Si nous faisions la course à celui qui pollue le moins, ce serait bienveillant et efficace.
Libre à vous de croire que les gens qui ont du pouvoir sont tous vilains ou « super vilains », cela dit nos pensées et nos croyances ont un impact sur eux, ils sont influencés par notre mépris et notre colère. La notion de bien et de mal, vous le savez sûrement, est très subjective.
Elle est différente pour chacun et elle est souvent différente entre les classes sociales, il y a toutes sortes de bonnes et de mauvaises personnes à tous les niveaux et dans toutes les religions.
…
De nos jours environ deux millions d’enfants sont victimes du trafic humain dans le monde, une abomination. Un réseau mondial qu’il faut démanteler au plus vite.
D’après mes recherches, des milliers d’enfants sont vendus chaque jour, réduits à l’esclavage, maltraités, traumatisés, violés… partout dans le monde. Que fait la police ? A quel point la justice est-elle corrompue ? Que pouvons nous y faire ? Remettre une guillotine devant les tribunaux ?
C’est le thème de beaucoup de livres très interessants.
Qu’allons-nous faire de notre vie, cette précieuse vie qui nous a été donnée, allons-nous passer, dépenser notre temps à enrichir des multinationales ?
Pour certains la vie est un jeu, pour d’autres, c’est un calvaire. Quel que soit notre niveau de vie, nous traversons tous des épreuves, tout est relatif.
Certaines personnes s’épanouissent dans leur travail, mais la plupart souffrent pour le profit des actionnaires et des patrons.
Il semblerait que la valeur travail ait été inventée pour encourager à apprécier ou supporter un travail pénible. Les machines nous ont fait gagner en productivité, mais tous les gains sont allés dans les poches des actionnaires.
La vie pourrait être simple, mais une bande de petits malins nous a fait croire que la croissance était indispensable, qu’il fallait consommer nos ressources le plus vite possible ! Foutaises !
Ils ont réussi à convaincre des millions de gens qu’ils devaient souffrir pour leur bien, travailler plus pour consommer plus… Alors que les études le prouvent : consommer plus ne rend pas moins malheureux.
C’est un leurre, une carotte au bout d’un bâton, une croyance inculquée par la pub, notre cerveau est sensible aux publicités mensongères, la dopamine sécrétée par l’achat nous fait du bien, mais à quoi sert la publicité pour le monde de demain ? Qui va vendre la sobriété ?
Ces fous qui dirigent notre monde sont dans un cercle vicieux et ils veulent nous entraîner dans ce cercle avec eux.
Ne nous laissons pas embobiner, la croissance verte n’est même pas souhaitable, c’est un leurre de mon point de vue.
…
Un jour, un homme d’affaires vient voir un pêcheur, et lui demande :
Qu’est-ce que tu fais de tes journées ?
Eh bien je pêche un peu sur mon bateau, je passe du temps avec ma famille et le soir, je joue de la guitare et je bois des coups avec les copains.
Tu sais que si tu pêchais plus, tu pourrais acheter un gros bateau, tu pourrais pêcher beaucoup plus de poissons et le vendre sur le marché. Avec cet argent, tu pourrais payer des gens pour pêcher à ta place, pêcher encore plus de poisson et comme ça tu pourras passer plus de temps avec ta famille, jouer de la guitare et boire des coups avec les copains…
Mais … moi, j’aime pêcher.
…
Il existe des boulots ingrats, des tâches difficiles, des responsabilités à prendre, et chaque personne est capable de trouver sa place, et pourquoi pas d’avoir plusieurs places.
Le progrès peut être synonyme de prospérité, mais la prospérité ne concerne pas que la richesse et la richesse n’est pas forcément liée à l’argent. On pourrait répartir les tâches difficiles et désagréables à tout le monde ou alors mieux payer en fonction de la pénibilité.
On est gouvernés par des pistonnés, des vendus qui ne méritent pas leurs privilèges, étant donné qu’ils n’effectuent pas leur travail correctement.
La démocratie représentative est une belle invention, à quelle heure la met-on en application ?
Il existe d’autres moyens de redonner le pouvoir au peuple.
« Le tirage au sort » choisir des gouvernants parmi des millions de volontaires semble être le top en matière de démocratie. Cela remplacerait nos élus par des tirés au sort, des personnes bien payées mais qui auraient des comptes à rendre pour leur travail et pas de carrière possible.
« Rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue. » Victor Hugo
La crise écologique est un adversaire commun qui nous pousse à nous serrer les coudes, nous encourage à trouver l’équilibre entre nature et technologie pour survivre... et prospérer. Sortir de nos addictions mortifères, sortir de l’individualisme, tendre vers la symbiose et le respect sans perdre trop de confort.
L’être humain est de plus en plus individualiste, capable de presque tout faire avec son téléphone, il a tendance à oublier l’importance de l’autre. Nous sommes tous, en France, dans une bulle de confort numérique, dans cette bulle nous n’avons pas besoin de nos voisins, on s’est habitué à cette indépendance, et à cette dépendance aux énergies fossiles. C’est naze.
« Il y a une grande différence entre ce qui est légal et ce qui est légitime. Une multinationale à le droit de mettre en danger les capacités de vie sur terre, c’est légal mais ce n’est pas légitime, ce n’est pas juste. Ce qui devrait guider l’action politique, c’est la justice et non la légalité. » Camille Etienne