Go Back Up

Chapitre 12 - Sociologie environnementale

Sociologie environnementale May 29, 2026 3:08:36 PM Nicolas Tchekhoff 8 min read

Chapitre 12 - Sociologie environnementale

Sociologie environnementale May 29, 2026 3:08:36 PM Nicolas Tchekhoff 8 min read

Commentaires

 

12. Sociologie environnementale

 

C’est l’étude de l’impact de l’humain sur son environnement et ses conséquences sociales ( à mettre en lien avec l’ethnologie qui prend en compte la culture et les origines de chaque personne ).

Cette forme de sociologie est apparue dans les années 70 après la sortie du rapport Meadows, la révélation d’une crise cinquante ans avant qu’elle n’arrive. 
Une étude qui a mis en évidence le rapport entre la finitude des ressources et les conséquences sociales.
Nous sommes en plein milieu d’une crise prévue depuis plus de cinquante ans, orchestrée par des politiciens véreux et des milliardaires assoiffés de profits.

Il y a une prise de conscience générale dans le monde sur la situation écologique désastreuse, il paraît que c’est au bord du gouffre que l’on se réveille et qu’on est capable de tout… 
Ces prochaines années risquent donc d’être très intéressantes, nous allons unir nos forces pour sauver l’humanité !

Huit milliards d’êtres humains, on pourrait croire que c’est trop. Pourtant si on ne gaspillait pas nos ressources, nous pourrions aller jusqu’à dix milliards facilement, voire bien plus. Un Français consomme beaucoup plus qu’un africain, donc le problème n’est pas dans le nombre, il est dans nos modes de vie.

Malheureusement, le climat n’est pas le seul problème, le réchauffement planétaire mis à part, nous serions quand même dans un effondrement de la biodiversité, une pénurie de ressources, une pollution aux particules fines, au plastique…
Les grandes puissances mondiales sont encore en train de faire une « course à l’échalote », fiers de leur bêtises, arrogants, méprisants… Une forme de déni maladif qui a un impact considérable sur notre avenir.
Nous ne savons pas précisément ce que l’avenir nous réserve, cela dit les différentes prévisions sont toutes inquiétantes, dans les hypothèses les plus optimistes ça va tout de même être très compliqué et pour les pessimistes il est trop tard.

A quoi bon croire qu’il est trop tard pour sauver l’humanité, perdre espoir n’est pas une option pertinente, c’est mauvais pour notre santé mentale, c’est triste. Etre dans l’action aide beaucoup à croire aux solutions, chacun à son échelle, nous pouvons nous engager pour entretenir le désir de changer les choses. « Seule la lutte libère » Thomas Sankara.

Parmi les personnes qui militent, on trouve de tout : il y a des pro-nucléaires, des antinucléaires, des pro-éoliennes, des anti éolienne, des communistes, des anarchistes...
Il y a des rêveurs et des rabat-joie, la communication est compliquée entre ces différents caractères, mais comme elle est indispensable, allons-y avec le sourire, dans l’objectif d’apprendre les uns des autres.
Vous n’êtes pas responsables de la tête que vous avez, mais vous êtes responsable de la gueule que vous faites. Etre apprécié par les autres n’est pas obligatoire, mais il est préférable de prendre une posture sincère, humble, engageante, ouverte, sans préjugés.



Entre riches et pauvres, il y a une chose qui ne change pas, c’est l’admiration pour la nature. 
Dans les deux catégories, il y a des personnes qui ne l’apprécient pas à sa juste valeur, mais la plupart d’entre nous humains sommes connectés à la nature. Nous avons une tendance à vouloir la protéger, un peu comme notre mère. 

Les personnes déconnectées sont souvent les plus tristes. Elles ont perdu le goût de la vie et se raccrochent à des rêves inaccessibles ou destructeurs. Tout comme notre système immunitaire combat les maladies, nous devons lutter contre nos habitudes pour prospérer, créer des liens avec ceux qui ne savent pas, nous entraider…

La violence fait partie de la nature humaine, elle fait partie de nos bas-instincts. Elle devrait être canalisée, réservée à un cadre sportif ou verbal. Les arts martiaux, le sport, la musique, la poésie, la rhétorique sont des outils précieux. 
Toutes les solutions sont sous nos yeux, sur le réseau internet mondial qui tient dans notre poche se trouvent les clés à chacun des problèmes de l’humanité, en tout cas tout ce qui est physiquement possible. Il ne reste plus qu’à nous répartir les tâches équitablement.



Nous français, gaspillons un tiers de la nourriture que nous produisons.
Les Américains en gaspillent la moitié, l’agriculture représente près d’un quart de nos émissions mondiales. 
Nous pourrions nous organiser pour donner la nourriture  aux associations humanitaires au lieu de la jeter. Nous pourrions créer des groupements d’agriculteurs, organiser la collecte et la transformation des invendus, mais la compétition entre agriculteurs empêche l’élan de solidarité.

Nous avons aussi un petit problème social entre viandards et végans, je ne dis pas que le débat entre les deux camps n’a pas de sens, mais le dialogue est très tendu, la tolérance et le respect manquent cruellement dans les discussions.
Notre consommation excessive de viande et de poisson crée de gros problèmes, la qualité devient médiocre, l'environnement est fortement impacté et la souffrance animale est une catastrophe. Les éleveurs ont besoin d’encouragements et de subventions pour se reconvertir au plus vite.

Le méthane est vingt-cinq fois plus réchauffant que le CO2, il disparait de l’atmosphère trente à cinquante fois plus vite,  donc réduire la viande de bœuf serait très efficace pour limiter le réchauffement rapidement. On pourrait faire une pause sur le steak ? Juste pour voir.
On garde les élevages qui effectuent bien leur travail et on ferme toutes les méga fermes qui ressemblent à des camps de concentration. 



D’après Gandhi… encore… ( Il avait des défauts mais il a laissé un paquet de punchlines ) « On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux ». Cela dit, dans un monde ou l’esclavage et la torture sur les humains sont encore bien répandus, la souffrance animale est mise au second plan.

Toutes les cinq secondes un humain meurt de faim dans le monde, et dans le même temps dix mille animaux sont abattus. 
Ayant travaillé dans un abattoir, j’ai vu des choses horribles, des centaines de veaux pendus par les pattes, des tumeurs cancéreuses vert pistache, des employés qui font des batailles de gras pour rire... ça m’a coupé l’envie…
La vie sous toutes ses formes mérite plus de respect.

Toute cette violence raisonne dans notre société, elle résonne en nous. On se sent bien à l’écart de toute cette violence animale derrière notre écran plat ou notre téléphone, pourtant la réalité peut être répugnante.
Heureusement il y a quelques éleveurs qui prennent bien soin de leurs animaux, c’est tout à fait possible. 



En sociologie le sujet du racisme est incontournable, n’oublions pas qu’il est illégal. Je suis ravi de voir que notre génération et la suivante ont fait de gros progrès à ce sujet, mais il est clair que le problème n’est pas résolu. La peur de ce qu’on ne connaît pas peut pousser à se renfermer, à juger sans savoir.

« Urgence climatique, justice sociale, même combat. » 

On est tous dans le même bateau, il faut arrêter de se disputer sur l’a couleur de peau ou la culture des autres, l’important c’est la survie du plus grand nombre, la protection de la vie sous toutes ses formes.
Les médias alimentent régulièrement ce problème de en donnant la parole à des personnes racistes. Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit.

Il y a des idiots, des vilains dans tous les pays, les proportions sont à peu près les mêmes, on ne peut pas généraliser un comportement à une race, le racisme est injuste, l’injustice crée la colère et la colère mène à la violence.
Encore un cercle vicieux dont on doit sortir au plus vite.



L‘équilibre de notre système mondialisé est fragile et nous sommes à l’aube d’un grand changement de notre façon de consommer, la décroissance.

La collapsologie propose de traverser et d’analyser notre problème d’effondrement avec les mêmes étapes que la perte d’un proche : Le choc, le déni, la colère, la peur, la tristesse, l’acceptation, le pardon et la sérénité.
C’est le deuil du monde de la surconsommation. Adios

Comme on le dit clairement, « l’utopie a changé de camp », l’utopie ce n’est plus la vision d’un monde écolo, durable et solidaire. L’utopie aujourd’hui c’est la croissance sans limites.
Même la croissance « verte » est irréaliste.
Nous avons clairement besoin de sécurité alimentaire, de stabilité, et c’est dans la solidarité et la sobriété que l’on pourra les trouver.
La nature procure l’abondance, mais nos désirs actuels vont au-delà des capacités de notre planète. Avec plus de huit milliards d’humains, on ne peut pas tous vivre comme des Français, ou des Américains, et encore moins des Qataris.  

Les inégalités grandissent, la lutte des classes persiste, une guerre civile nous menace... certes.
Mais parler du négatif ne mène à rien, c’est une perte de temps, nous avons le devoir de nous concentrer sur le positif pour éviter le pire. 
Walt Disney, Pixar et Hollywood ont popularisé la philosophie pour déjà deux générations, la générosité, la solidarité tout le monde sait ce que c’est, il ne manque qu’un déclic pour mettre tout le monde d’accord.



L’empathie c’est la capacité à se mettre à la place l’autre.
Réussir à imaginer dans quel état d’esprit est la personne en face, ses émotions, ses angoisses…
Pourquoi est-ce important ? Parce que la différence est une richesse et que le respect est une valeur essentielle.

Quelque soit sa culture, une personne, un individu est la somme de tout ce qui lui est arrivé, la personnalité d’un individu se construit par ses expériences... positives et négatives. Trivialement, si j’étais toi, je penserais comme toi… puisque je serai toi. 
On ne comprend pas toujours pourquoi les gens agissent bizarrement mais si on était eux, on agirait comme eux. 
Le but du jeu est de tenter de comprendre l’autre, d’accepter sa différence et de lui proposer de voir les choses sous un autre angle, avec autant d’humilité que possible.

Certains ont connu beaucoup de souffrance physique, certains de la souffrance émotionnelle, d’autres ont connu les deux, et d’autre n’ont connu que la joie ou presque. 
La plupart des gens ont connu ces deux souffrances à différents degrés.
Tout ça pour dire que l’on ne devrait pas juger trop vite.
Nous ne sommes pas tous nés sous la même étoile. Certains enfants sont livrés à eux même, doivent se construire seuls, certains sont trop gâtés, chaque parent à sa recette. Malheureusement certains persistent avec des méthodes qui ont prouvées leur inefficacité.

Heureusement, dans chaque catégorie sociale il y a des enfants ou des adultes extraordinaires, bienveillants, respectueux, beaucoup de gens sont bien informés au sujet de l’écologie, chaque rencontre est enrichissante.
Nous faisons face à une crise sans précédent, une nouvelle renaissance.



En ces temps difficiles, il est compliqué de trouver un métier en alignement avec nos croyances, un métier qui a du sens, avec les « bullshit jobs » ( Traduction : boulots de merde de taureau ). Pourtant le travail ne manque pas, étant donné qu’il faut tout réinventer.

Les croyances dirigent le monde.
C’est plus simple de croire que le réchauffement climatique est un fake ou qu’il est réversible. Il est plus confortable de penser que l’on n’est pas responsable, ou encore d’être démesurément optimiste et de croire que la science va trouver une solution. 
Il est simple aussi de croire que l’on ne peut pas empêcher l’homme de s’autodétruire. On peut être fataliste, croire que l’homme est destiné à s’éteindre et que c’est bien... on a le droit de croire ce qu’on veut, c’est le libre arbitre.

Être optimiste, ce n’est pas « Bisounours », ce n’est pas être aveugle, c’est se concentrer sur le positif, c’est faire comme si on n’avait pas de doute dans l’intention… Ce n’est pas facile, c’est nécessaire.
On a tous une tendance au pessimisme... des idées noires, des moments de gros doutes... mais qu’en fait-on de ces doutes ?
Est-ce qu’on les laisse diriger notre vie ou est-ce qu’on s’en sert à notre avantage ? Pour anticiper, pour affiner notre intuition.
Nourrir le bon, semer la joie, accueillir les problèmes comme des défis, accepter l’échec, s’en servir pour avancer… nous sommes capables de grandes choses quand on a confiance en nous. 

Nous nous élevons mutuellement !

Nicolas Tchekhoff

Soyez courtois et respectueux !