Chapitre 10 - La communication
La communication May 26, 2026 2:34:37 PM Nicolas Tchekhoff 4 min read
Chapitre 10 - La communication
La communication May 26, 2026 2:34:37 PM Nicolas Tchekhoff 4 min read
10. La communication
La base de la communication c’est l’écoute, poser des questions avant d’exposer votre point de vue. Faire émerger les réponses plutôt que de les donner, dans la mesure du possible. Lorsque la réponse que vous attendez se perd dans les digressions, il est bon de recentrer, de ramener le sujet sur la table et d’apporter la réponse si on vous la demande.
Plutôt que d’essayer de « con-vaincre », il est plus efficace de mener un dialogue.
Pour être communicatif, il est préférable d’être optimiste et réaliste, et pour être convaincant, c’est mieux d’être confiant et heureux, pour susciter l’envie de s’identifier. La forme de notre discours peut être plus importante que le fond.
La meilleure façon de rallier les gens à votre cause c’est de vous épanouir, d’être heureux en dépit des circonstances. Charité bien ordonnée commence par soi-même.
Nous avons tous des croyances, des croyances saines, des croyances limitantes, des croyances bizarres ou destructrices parfois, il est important de se concentrer sur des croyances salutaires, optimistes, pour favoriser leur réalisation.
L’art oratoire, la qualité du langage permet d’avoir plus d’impact dans un discours.
Des siècles et des siècles de prises de paroles et de philosophie nous ont enseigné bien des choses sur la communication, l’art de la rhétorique. L’art de bien parler est une arme, et comme toutes les armes elle est dangereuse.
Depuis que le langage existe, les humains ont trouvé des formules et des techniques oratoires qui permettent de manipuler leur public.
La manipulation n’est pas forcément négative, d’ailleurs la plupart des manipulateurs n’ont pas de mauvaises intentions... ils agissent souvent dans leur propre intérêt, celui de leurs proches, sans forcément faire attention aux dégâts qu’ils causent.
« La route de l’enfer est pavée de bonnes intentions »
Parmi les méthodes qui existent, nous avons la CNV, c’est la Communication Non Violente. C’est un ensemble de techniques qui remettent en question beaucoup de nos habitudes. Dans cette discipline, certaines formulations sont à éviter, certains mots, certains gestes, des postures, pour le respect de chacun, notamment dans la prévention et la résolution de conflits.
Les principes de base de la CNV sont dans cet ordre: Observer la situation, exprimer son ressenti en identifiant ses propres sentiments, définir ses propres besoins, sans jugement, et pour finir, formuler une demande claire avec compassion.
C’est un outil à étudier pour éviter de paraître paternaliste, moralisateur, c’est la communication moderne.
Se remettre en question, éviter les suppositions, se mettre à la hauteur de l’interlocuteur, lui exprimer notre objectif…
Parmi les méthodes de CNV, on trouve la communication positive qui se focalise sur la parole. Les mots employés dans un discours peuvent soit convaincre, soit rebuter.
Il y a des mots à éviter dans notre vocabulaire pour le bien-être de tous comme les insultes vulgaires, aussi les expressions qui envoient un message négatif, certaines sont évidentes : dire à un enfant qu’il est bête, ou feignant par exemple… Cela risque de renforcer sa croyance selon laquelle il est bête, ou feignant. Mieux vaut un encouragement comme : « Tu es plus intelligent que tu ne le penses », « tu peux faire mieux »…
D’autres erreurs de discours sont beaucoup plus subtiles :
Au lieu de « Arrête de courir ! », on va préférer « Ralentis » ou « Viens voir ! » et on va lui expliquer qu’il serait bien, ou que c’est le moment de se calmer.
Au lieu de dire « pas de problème » on va remplacer par « avec plaisir », au lieu de « c’est pas mal », dire « c’est plutôt bien ». C’est la communication positive. Car selon les neurosciences le cerveau comprend mal la négation, et il est sensible aux suggestions.
Certaines personnes sont très sensibles aux suggestions, certaines vont chercher à comprendre, d’autres non.
On fait de notre mieux pour se faire comprendre et si on pense que quelqu’un a mal compris, on explique d’une autre manière. Parfois, les gens n’écoutent pas, mais ils entendent, à chacun son rythme.
Parfois, on explique les choses de manière mathématique, et certains ne comprennent pas, ils ont probablement besoin d’une image ou d’une métaphore et vice versa.
C’est pourquoi il est important de penser à utiliser plusieurs techniques, de varier les approches pour capter au mieux l’attention de votre audience.
Au niveau présentation, votre tenue a de l’importance, la propreté et une tenue correcte sont des atouts pour convaincre comme se tenir droit, les épaules en arrière, le regard attentif, la respiration calme et profonde, être souriant…
Attention à ne pas avoir un ton monocorde, c’est ennuyeux, un discours est plus agréable avec une musicalité dans la voix.
Il est aussi utile de faire des pauses. Juste avant de dire une phrase importante, on marque une pause... et là…
On relance l’attention !
Garder le doute ! Même si parfois les doutes sont très improbables, accepter le doute, le questionner est sage.
Si vous dites être sûr de quelque chose et que ce quelque chose s’avère être faux, cela pourrait bien décrédibiliser tout votre discours.
Ce n’est pas grave de commettre des erreurs, si on les répare. N’ayez pas trop peur d’en faire car en réparant votre erreur vous montrerez comment on fait pour réparer, comment se faire pardonner, des aptitudes très utiles.
Essayer d’être drôle sans être trop sarcastique ni condescendant, faire quelques blagues, même mauvaises, c’est bien. Pas besoin de se mettre la pression, vous êtes parfaitement imparfait et vous avez le mérite d’essayer de changer les choses, c’est déjà très bien.
On pourrait vous affirmer « De toute façon il est trop tard ! »
Ce à quoi on peut répondre : « Trop tard pour quoi ? »
Il est peut-être trop tard pour les hérissons ou les ours polaires, figures emblématiques de notre faune en danger. Mais il n’est pas trop tard pour tout ! Quoi qu’il arrive, il y aura toujours quelqu’un ou quelque chose à défendre.
Des millions de personnes se battent tous les jours pour améliorer les choses. Ils ont besoin d’encouragement, ils n’ont pas envie qu’on leur dise qu’il est trop tard.
Gandhi disait « L’exemple n’est pas la meilleure façon de convaincre, c’est la seule »
Oui, sauf que si on est exemplaire au niveau bilan carbone mais que l’on est malheureux... on ne pourra convaincre personne.
Jack Sparrow disait « Le problème, ce n’est pas le problème, c’est notre attitude face au problème »
On a beau avoir des doutes, des peurs, des croyances limitantes... lorsque l’on veut partager un message de sobriété heureuse, on se doit d’être optimiste, engageant et de se concentrer sur le positif.
Il est évident que lorsqu’on est de bonne humeur, on est plus convaincant... c’est pourquoi il est primordial de se concentrer sur nos convictions positives.
L’humanité est créatrice avant tout.
Si quelqu’un dit : « on est de plus en plus nombreux sur la planète, alors une guerre ce serait bien », on peut répondre :
Comment ça « ce serait bien » ? La guerre c’est beaucoup de souffrance et ça pollue. Est-ce que c’est la meilleure solution ?