Le blog nos limites

3. L'alimentation

Rédigé par Nicolas Tchekhoff | Apr 14, 2026 2:28:42 PM

 

3 . L'alimentation

 

Le métier de paysan devrait retrouver sa place essentielle. 
Une centaine d’années auparavant les deux tiers de la population étaient agriculteurs. Aujourd’hui, nous avons moins de deux pour cent d’exploitants agricoles. Le prix de la nourriture a beaucoup baissé grâce à la mécanisation et la mondialisation, le défi de notre génération est de retrouver des méthodes respectueuses des cultures et des élevages, d’alimenter toute la population avec des produits plus sains. Néanmoins il est difficile d’imaginer que l’on puisse garder un prix aussi bas, la concurrence déloyale tue les paysans.
La question d’une sécurité sociale de l’alimentation se pose, une alimentation locale, saine, variée et équilibrée pour tous, règlerait beaucoup de tensions. Environ une personne sur cinq ne mange pas à sa faim dans le pays de la gastronomie et les agriculteurs affichent leur mécontentement en retournant les panneaux des communes. L’agro-industrie marche sur la tête, elle n’écoute pas les conseils des agronomes, c’est un bulldozer qui cherche un maximum de profit au détriment des paysans et de la santé des consommateurs.
La qualité nutritive des produits est en baisse, et la malbouffe à beaucoup de succès alors que tout le monde sait ce que c’est de manger équilibré, non ?
Nous n’avons pas tous le même métabolisme, il y a beaucoup de consommateurs qui n’achètent pas de fruits ni de légumes frais, tout ce qu’ils achètent est emballé sous plastique, a parcouru parfois des millions de kilomètres et est souvent accompagné de conservateurs cancérigènes. Certains métabolismes s’habituent, d’autre non.
Beaucoup de familles mangent très mal, MAIS si on dit à un enfant qu’il est en train de s’empoisonner, ce n’est pas bienveillant. 
La science a prouvé l’efficacité de « l’effet nocebo », tout comme l’effet inverse « le placebo ».
Si on insiste sur la nocivité d’un aliment, on alimente la peur de la maladie, on favorise la maladie. 
Donc la manière bienveillante d’en parler est de vanter les mérites et les vertus des légumes et d’une alimentation équilibrée. Le verre à moitié plein…
Malheureusement cela ne suffit pas, les mangeurs de viandes et de sucres sont très difficiles à convaincre.


… 

La bonne cuisine, ça s’apprend, et surtout, ça se transmet de génération en génération. 
On n’a pas tous la chance d’avoir une super mamie qui cuisine des bons petits cookies.
Cuisiner n’est pas facile pour tout le monde... les habitudes alimentaires sont tenaces, puis il y a tous les désordres alimentaires, les problèmes psychologiques. Il y a un avenir certain à la restauration collective de qualité.
Certains font un blocage sur les légumes, les aliments verts. Pourquoi ??? Ah ! HAhhh !!! Et bien le lait maternel est blanc et sucré donc les diététiciens en ont conclu que nous sommes attirés par tout ce qui est blanc et sucré, le palais met du temps à s’adapter à l’amertume ou l’acidité pour certains, goûter de nouvelles saveurs est bon pour la santé. 
Autrefois on n'avait pas le choix, on vivait au rythme des saisons, notre corps est fait pour ça, manger était une question de survie. Aujourd’hui, c’est aux parents d’inciter leurs enfants à goûter des saveurs nouvelles, de proposer de regoûter des choses qu’ils n'aiment pas pour voir si ses goûts ont changé, avec patience et bienveillance évidemment. Le goût évolue.
De nos jours, il se vend tellement de cochonneries de toutes sortes qu’il n’est pas facile de résister à la tentation. Les enfants sont doués d’un talent de comédien dès le plus jeune âge, ils savent qu’on n’aime pas les voir pleurer, donc certains usent de leur talent pour avoir ce qu’ils préfèrent.
Plusieurs livres sont sortis parlant de la qualité nutritionnelle des aliments, du lien entre alimentation et santé... notamment « Vous êtes fous d’avaler ça ! », écrit par un ancien industriel de l’agro-alimentaire ( Christophe Brusset ).
Il y dévoile la négligence des contrôles sanitaires, la malveillance de certains industriels... Il dénonce les gros producteurs qui nous vendent de la crotte de souris, et la souffrance animale abominable presque généralisée dans les grands élevages. Quasiment tout ce qui est transformé perd une grosse partie de ses qualités nutritives.
Hippocrate, père de la médecine moderne le disait : 
« L’alimentation est la première médecine. »
S’il voyait ce qu’on s’enfile !
Après, il ne faut pas oublier qu’une personne sur quatre dans le monde n’a pas accès à l’eau potable... alors que les gens civilisés, eux, boivent et mangent consciemment des choses mauvaises pour leur santé… L’humain n’est pas toujours logique. Un proverbe dit que « pour être en bonne santé il faut manger moins et marché plus », étant très gourmand, je ne l’aime pas, mais il semblerait qu’il soit pertinent.

Ce qui est important dans tout ça… c’est de faire très attention aux mots que l’on emploie, avec les enfants en particulier. Manger des pâtes et de sucreries n’est pas forcément mauvais pour la santé, certains organismes le supportent bien un certain temps. Tout dépend si vous êtes actif, ou sportif…
Par contre, il est évident que beaucoup de sucres sans activité physique est fortement déconseillé. D’autre part, des études prouvent que l’alimentation exerce une influence sur le cerveau autant que sur le foie ou l’estomac. Les performances intellectuelles seraient réduites par le déséquilibre alimentaire.
Doit-on dire cela à un enfant ? Plus ils sont petits, plus ils sont influençables. Si l’on explique à des enfants que le sucre et le blé sont mauvais pour leur cerveau, ceux qui ne mangent pas de légumes risquent de croire qu’ils vont devenir bêtes… et les croyances forgent la personnalité.
Donc ! Délicat sujet que celui de la bouffe !!!
Si comme moi, vous êtes gourmand-es… il vaut mieux ne pas s’en vanter. Surtout dans le cadre éducatif.
Et si l’envie vous venait de mentir sur votre alimentation en pensant que c’est pour leur bien, abstenez-vous, quel que soit le sujet d’ailleurs. 
Certains enfants sentent le mensonge, et inconsciemment nous sommes moins convaincants quand nous mentons. ( Libéré, délivré, je ne mentirai plus jamais )
Pour encourager la bienveillance, il est plus pertinent de favoriser un discours positif, avec de l’enthousiasme envers tous les légumes, de montrer l’exemple, et si vous n’aimez pas les légumes, parlez des fruits… Il est préférable d’être convaincu pour être convaincant…
On peut en rajouter en disant que les brocolis rendent fort comme un arbre, que les patates vapeur donnent la patate comme un train à vapeur !!! La confiture, c’est le futur…
On peut exagérer notre appétence pour les vraies bonnes choses dans le but d’encourager… sans insister, sans être désagréable, ni condescendant, avec humour autant que faire se peut.
Ne l’oublions pas, si on enlève tout ce qui est transformé des rayons des supermarchés… il ne reste plus grand chose. Donc patience.
On ne sait pas ce que l’avenir nous réserve au niveau des gourmandises du futur… vu les sécheresses annoncées, la baisse des rendements agricoles, il serait judicieux de s’habituer à des choses différentes.
Nos supermarchés ne sont pas éternels… 
Quand on dit à un enfant que le supermarché pourrait fermer, que le chocolat ou le Coca-Cola pourraient disparaître, on lui ouvre une porte vers la résilience. 
On sème une graine au cas où.



Pour ce qui est de la viande, il y a un gros débat !
Ceux qui en mangent à chaque repas ne sont pas faciles à convaincre.

Soixante-dix pour cent de ce qu’on cultive comme nourriture sur Terre sert à nourrir les animaux d’élevage. On ne peut pas nier l’avantage écologique d’une alimentation non carnée. Les bienfaits pour la santé sont également avérés.
Mis à part les carences en protéines et vitamine B 12 qui sont à surveiller, les mangeurs de légumes et de graines ont souvent une alimentation plus équilibrée. Les protéines végétales sont presque aussi efficaces que les protéines animales.
Pour ceux qui veulent de la viande ou qui ont « besoin » de viande, je rappelle que le régime utilisé par la plupart des acteurs ultra musclés est : poulet - brocoli.

Voici la liste des produits d’élevage qui polluent le plus du pire au moins pire : veau, agneau de lait, bœuf, mouton, produits laitiers, cochon, poulet, œufs, canard, lapin et insectes. 
Si l’on retourne cette liste, on a donc les viandes les plus      « propres ». Les insectes donnent moins envie que le poulet mais peut-être qu’un jour on verra ça comme des chips !!
C’est une moyenne qui a été calculée par espèce, mais il est important de noter qu’un kilo de bœuf issu d’une agriculture responsable ( les vaches des prairies ) pollue presque autant qu’un kilo de poulet du KFC. Une vache qui mange de l’herbe rote et pète beaucoup moins qu’une vache issue de  l’élevage. 
Par exemple, le lait de bonne qualité est bon pour la santé dans une certaine mesure, sauf pour les intolérents les pauvres ! Mais contrairement à ce que la publicité tente de nous faire croire les produits laitiers ne sont pas indispensables et souvent de mauvaise qualité. De plus environ la moitié de notre production part à l’export.
Concernant la pêche, les chalutiers de fonds appelés aussi les « Bulldozers des mers » raclent les fonds marins, par leurs pratiques violentes ils relarguent le CO2 piégé dans les sédiments marins. Leur impact sur le climat serait aussi important que tout le secteur de l’aviation.
Nous pourrions fabriquer plus de bateaux à voiles pour nos pêcheurs, évidemment le prix augmentera mais il ne faut pas négliger que si on continue sur cette lancée, il n’y aura quasiment plus de poissons en 2050.



Attention aussi au Greenwashing !! Cette jolie étiquette verte n’est pas toujours un gage de qualité. Regarder la liste des ingrédients, se renseigner sur leur provenance est de plus en plus facile. C’est une habitude à prendre, une fois que l’on connaît les bons produits, on ne cherche plus. Les émissions de GES dues à notre alimentation sont énormes, et la viande est en première ligne. 
Dans les pollutions dues à l’élevage, nous avons principalement, les émanations de méthane des animaux; la production de grain pour les nourrir; la déforestation pour planter ce grain; l’énergie nécessaire pour le cultiver; les transports; mais aussi la pollution des nappes phréatiques par les déjections pour les gros cheptels; les antibiotiques; les nitrites; les algues vertes… l’industrie n’est pas notre amie.

Outre la pollution engendrée, il y a aussi je le rappelle la souffrance animale, les conditions de vie de la plupart des animaux sont catastrophiques.
Plus de quatre-vingt-dix pour cent des cochons français vivent leur vie entière sur moins d’un mètre carré, les poulets et canards sur une feuille A4, au milieu de leurs déjections.
Les poussins mâles sont broyés vivants, il y a de la torture de la conception à l’abattage. On est plus du tout dans l’élevage, on fabrique de la viande en usine, le respect de l’animal n’est pas d’actualité. Les images de l’association L214 sont terrifiantes.
Savez-vous comment sont fécondées les vaches ?
Et bien, un vétérinaire spécialisé enfonce son bras dans le sexe de la vache jusqu’à son épaule pour y placer la semence du taureau, semence qui a été récupérée par un spécialiste, je vous laisse visualiser le viol inter-espèce.
Il n’y a rien de naturel, ni de durable dans l’élevage intensif… c’est une évidence aujourd’hui.
Quelques éleveurs fournissent des efforts, de plus en plus reviennent à une ferme à l’ancienne et je leur tire mon chapeau... enfin… ils font juste comme il faut pour respecter l’animal avant de le tuer dans la fleur de l’âge donc… pas de quoi se vanter non plus, c’est un très beau métier quand il est bien fait.
En campagne, on peut trouver des animaux bien élevés, qui ont « la belle vie ».
Reste à définir ce qu’est un éleveur « bien élevé » après toutes ces informations.

La cuisine végane progresse tous les jours, beaucoup de cuisinier-es se font plaisir en inventant des alternatives. Je ne pense pas arrêter la viande malgré mon engagement. Je n’en mange que très peu, j’aimerais bien en manger encore moins et m’assurer à chaque fois qu’elle est top qualité. J’ai découvert le tofu qui est délicieux quand il est bien cuisiné. Certaines recettes véganes sont géniales, c’est tout un nouveau monde pour nos papilles, une aventure culinaire !!! 



L’agriculture intensive représente plusieurs centaines de millions de tonnes de pesticides, d’engrais chimiques et d’antibiotiques qui sont utilisés chaque année.
Une pratique qui rend les sols inertes et donc dépendants de ces substances chimiques. Les produits phytosanitaires tuent les abeilles et la vie dans le sol qui est nécessaire aux plantes, c’est une hérésie. Cette façon de cultiver n’a plus d’avenir, les ressources en phosphore et cuivre qui composent nos engrais diminuent, même les engrais biologiques vont devenir de plus en plus chers.
Il est urgent d’investir dans ce secteur. Les études de l’INRA sont formelles, il y a beaucoup de choses à changer, notamment remettre de la vie dans nos sols, cela semble capital.
On est capable de travailler en harmonie avec la biodiversité, en polyculture, autrement dit, une agriculture « syntropique ». L’agro-écologie et les techniques de permaculture (culture de la permanence) sont de toute évidence notre avenir. 

Quand on mélange les techniques ancestrales qui ont fait leur preuves avec les nouvelles découvertes en agro-écologie et la technologie, on arrive à une symbiose, c’est-à-dire à l’association réciproquement profitable entre le jardinier et son environnement, pour le bien de tous.
Les tests montrent que l’agriculture « conventionnelle » n’est pas si productive, beaucoup de permaculteurs produisent plus ( au mètre carré ) que leur voisin en tracteur... jusqu’à dix fois plus pour les plus efficaces.

Tout ça sans produits chimiques, ni obligation d’avoir un tracteur. Une meilleure qualité, plus de rendement, un sol vivant... pourquoi n’y a-t-on pas pensé avant... ?
Et bien c’est à cause des lobbys, encore et toujours, des lobbys qui font pression pour continuer à vendre leur poisons, et leur graines qui résistent aux poisons. Il faut savoir que les vendeurs de produits chimiques sont les mêmes que ceux qui vendent les semences et les médicaments qui nous soignent des effets de leurs poisons, pauvres pigeons que nous sommes.
Au supermarché, moins de cinq pour cent du prix de vente revient au producteur, nous payons le transport, l’emballage, le marketing, la logistique, les salaires des vendeurs, cadres et propriétaires des magasins. De plus, dans nos impôts, nous payons : des subventions à tous les agriculteurs pour leurs installations agricoles, le nettoyage des terres et des nappes phréatiques polluées, les traitements pour soigner les maladies, les méga-bassines… 
Après, il y a aussi la mondialisation, le marché extérieur qui amène une compétition à prix réduit. Il est souvent moins cher d’acheter un avocat qui a traversé l’Atlantique, qu’un avocat qui pousse chez nos voisins espagnols, il y a comme qui dirait « une cacahuète dans le potage » ! La main d’œuvre, exploitée par les grands industriels étrangers, travaille pour quelques centimes de l’heure... c’est une forme d’esclavage. On peut essayer de faire culpabiliser le consommateur, mais ça ne marche pas. Le plaisir des papilles semble trop important chez certains. 
Un enfant m’a dit en toute simplicité, « S’il n’y a plus que des fruits et des légumes, je me suicide et puis voilà ! ».
A ce genre de phrase, je réponds en général « On mange pour vivre, on ne vit pas pour manger », « On s’habitue très vite à de nouvelles saveurs quand on a vraiment faim. »
Certains cas particuliers sont peut-être irrécupérables au niveau nourriture et il faudra juste leur souhaiter bonne chance.
On ne peut pas facilement changer l’alimentation de quelqu’un, il n’y a que les parents qui peuvent faire ça. De l’extérieur, on ne peut que montrer l’exemple en faisant attention à ce qu’on mange et partager la bonne parole… juste la vérité objective sur le sujet finalement.

Les habitudes alimentaires sont tenaces, il n’y a qu’à voir le nutella. Tout le monde sait que l’huile de palme est une catastrophe mais pour certains leurs papilles ne sont pas capables de s’en passer (kinder, Lu etc… même problème). Il suffit pourtant de s’en priver pendant quelques temps pour changer notre perception.
Il existe une dizaine de pâtes à tartiner délicieuses. 
L’huile de tournesol utilise aussi beaucoup de ressources et le chocolat ne pousse pas en Europe, donc on ne pourra pas garder longtemps un accès aussi facile à ce délice de la nature, est-ce que réduire serait possible ? Est-ce vraiment si important ? 



Est-ce le déni, la paresse ou l’égoïsme qui nous empêche de changer ? Je ne sais pas... Je travaille encore moi-même sur ces sujets alors je ne veux pas juger mais c’est sûrement un mélange des trois...
L’égoïsme est compliqué à juger.
Les gens ne veulent pas accepter qu’ils soient importants, ils n’aiment pas faire le premier pas, ils craignent le changement... ils ont peur qu’on leur vole leur steak alors que les médecins conseillent de réduire la viande. On mange trop d’une manière générale, moi le premier. 
Des études prouvent que manger moins permet de vivre plus longtemps, cela dit chacun est libre de choisir ce qu’il fait de son estomac.

D’autres ont du mal avec les interdictions, de la paresse ? L’esprit de contradiction de certains les pousse à faire l’inverse de ce qu’il faut faire, juste pour rire. Parce qu’ils ont le choix, ils prennent le mauvais pour voir, comme un enfant qui veut attirer l’attention, ils cherchent la limite.
Typiquement « Je mange ce que je veux ! vu que Total investi dans le pétrole, à côté d’une multinationale, je ne suis rien ». « Mes parents se sont privé de viande »…
Des millions de viandards disent la même chose, et Total se met aux renouvelables… donc ce n’est pas pertinent, c’est tous ensemble que l’on doit fournir des efforts, par contre nous devons faire preuve de tolérance, à chacun son rythme.

On peut définir l’intelligence par la capacité à prendre de bonnes décisions. Certains font exprès de prendre la mauvaise pour confirmer leur croyance : « je suis bête » ou « je ne suis pas important ». Le problème vient souvent de l’estime de soi, de préjugés ou de croyances limitantes. Certaines personnes sont persuadées que l’humain va s’autodétruire, donc ils montrent l’exemple fataliste… et arborent un joyeux « profitons de la vie », c’est plus facile que de faire des efforts dans la cuisine.
C’est pourquoi la solidarité est tout aussi importante que l’écologie. L’entraide est indispensable.
Il se trouve que les potagers en ville, les jardins communautaires et les plantations sauvages sont un moyen de créer la solidarité, un lien social qui prône le bien manger et donc la bonne santé.
Les habitudes changent à ce niveau-là, beaucoup de choses changent. On voit même resurgir le libre-service de nourriture, le « Prix libre » est de plus en plus répandu ; certains jardins potagers sont publics, certaines épiceries sont solidaires, c’est un symbole fort.

Nous voulons une sécurité alimentaire, des petits « greniers à blé », des réserves un peu partout au cas où on aurait une mauvaise récolte, comme avant.

Quand tout le monde mange à sa faim, c’est plus facile de vivre en communauté. Donc pensez à prendre des haricots rouges, des pois chiches et des lentilles pour les restos du cœur s’il vous plait, ce n’est pas un service publique.

Arrêter le gaspillage serait probablement la priorité, un tiers de la production part aux ordures et un français sur cinq ne mange pas à sa faim, d’après mes calculs… cela ressemble à un choix politique.