Le blog nos limites

2 . L'eau

Rédigé par Nicolas Tchekhoff | Apr 14, 2026 2:19:47 PM

 

2 . L'eau

 

Un sujet délicat et primordial, la qualité de l’eau et de la nourriture ont fortement baissées depuis un siècle.
Le corps s’adapte mais jusqu’à quand ? 
Comment on a pu se faire avoir comme ça, comment on a pu en arriver là, l’eau est précieuse et on pisse dedans, on arrose les routes, on met des piscines dans les déserts, des fontaines à Las Vegas… Pourquoi fait-on ça ?
Et pourquoi est-ce qu’on empoisonne notre eau ? Sans eau potable, il n’y a plus de vie, c’est la première ressource utilisée dans le monde. Il est important de savoir que l’eau que l’on consomme à la maison ne représente qu’un dixième de notre empreinte eau, on en met partout ! 
Dans l’industrie, dans la fabrication de la viande, l’arrosage des champs en passant par le refroidissement des centrales nucléaires ou des data-center.
Si on fait le total de toute cette eau, on arrive à environ huit mille litres par français en moyenne par jour. Une petite partie de cette eau est consommée, une autre partie évaporée et une troisième est rejetée. 
L’eau est le problème le plus urgent. Elle est encore potable au robinet, un petit cocktail de chlore, de métaux lourds… On la déconseille aux femmes enceintes et aux bébés… Mais pour les autres, « ça va ». Cela peut paraître inquiétant, mais ne l’oublions pas : tout ce qui est détectable aux analyses n’est pas forcément dangereux, restons optimistes.
Les stations d’épuration sont débordées, souvent obsolètes. Le lobby du plastique veut vendre ses bouteilles, alors qu’il y a des particules de plastique cancérigènes dans toutes les bouteilles, même celles en verre ! 
Certaines nappes phréatiques se remplissent des déjections animales et humaines, pleines de molécules chimiques, des œstrogènes à cause de la pilule, des antibiotiques, des produits phytosanitaires, les eaux usées de l’industrie…, c’est le chantier.
L’eau du robinet reste meilleure pour l’environnement sans équivoque, les contrôles et la filtration évoluent, les contenants durables ou bio dégradables arrivent doucement, on peut espérer que les milliards de bouteilles qu’on accumule chaque jour perdent leur raison d’être au fil du temps.



L’eau recouvre soixante-douze pour cent de la surface de notre planète. MAIS, par rapport au volume total de notre Terre, l’eau représente environ un pour mille. Nous vivons sur un gros caillou mouillé. 
L’eau potable est précieuse, nous avons tendance à l’oublier, c’est moins de un pour cent de toute l’eau sur terre, et un humain sur quatre n’y a pas accès.
Les sécheresses s’annoncent plus régulières, plus intenses, la plus grosse partie de l’eau potable provient des nappes phréatiques qui n’ont pas toujours le temps de se recharger complètement d’une année sur l’autre.
Nous assistons aussi à des inondations dues au manque d’absorption des sols, un sérieux problème qui approche et qui est déjà là dans certaines zones du globe.
Aux endroits où l’on laisse la nature prospérer, l’équilibre revient, c’est bon signe, nous savons ce qu’il reste à faire.
Heureusement l’agro écologie peut régénérer les sols, elle permet de s’adapter à la sécheresse, c’est tout un programme de transformation de la production agricole qui est suggéré, un retour des petites exploitations.

Nous allons organiser un recrutement massif dans l’agro-écologie, le maraîchage, l’agro-foresterie, la micro-agriculture bio-intensive… avec des subventions… Nous allons planter des milliards d’arbres pour drainer les sols, nous allons baisser notre consommation d’eau, de viande et de poisson… On va faire ce qui est nécessaire.



L’hydrologie distingue trois types d’eaux :
L’eau « bleue », c’est la consommation directe des eaux de surface et souterraines, donc l’eau de la maison, l’eau agricole, celle des centrales…

L’eau « verte », c’est l’eau de pluie, la rosée et l’humidité, et il est important de savoir que ce sont les arbres qui créent l’humidité. Les arbres favorisent donc la pluie, il existe des rivières aériennes invisibles.

Et pour finir l’eau dite « grise », c’est grossièrement l’eau polluée par l’homme.
Avec les sécheresse qui se succèdent, les nappes phréatiques n’ont pas le temps de se recharger. 
Le cycle de l’eau tel qu’on l’apprend à l’école est incomplet.
Il ne comprend pas la pollution des eaux, ni les nappes et leur fonctionement…

Il y a une différence entre l’eau de surface et celle des nappes phréatiques, l’eau de surface qui fait parfois déborder les rivières n’est pas potable, l’eau des nappes a été filtrée par la terre, elle est bien plus précieuse pour nous.
 
Des recherches sont en cours pour pouvoir récupérer les eaux usées pour l’agriculture.
Plusieurs pays n’ont pas l’eau potable au robinet, et nous occidentaux, nous faisons caca dedans, nous lavons les voitures avec, on nage dedans même, tranquillou !

Pour le moment, nous faisons n’importe quoi avec l’eau, on cultive de la neige pour les stations de ski depuis vingt ans.
Il faut 15 000 litres d’eau pour produire un kilo de viande de bœuf, et malheureusement désaliniser l’eau de mer demande beaucoup d’énergie pour le moment.
Pour réduire la consommation d’eau dans l’agriculture, la solution est de remettre de la vie dans les sols, les champignons qui vivent dans la terre jouent un rôle d’éponge et permettent de garder une terre humide sans arrosage. Les pesticides sont encore une fois responsables de nos problèmes. 
Une solution efficace serait de créer une convention citoyenne de l’eau, comme on l’a fait pour le climat. L’idée étant de donner à des citoyens tirés au sort, une formation leur permettant de prendre part aux débats sur l’eau face aux agriculteurs, aux propriétaires de golf… et aux communes.



Eau voleur !!! Des petits malins ont trouvé un moyen de nous vendre de l’eau en plastique plus chère que l’essence et de nous faire croire que c’est normal ! Des pigeons je vous dis !
Eau voleur !!! Des salopards sont en train de faire des méga-bassines en plastique, ils prennent l’eau de la nappe phréatique, un bien commun, et ils la vendent pour arroser des champs de maïs pour le bétail, souvent au profit du CAC 40 et au détriment des petits agriculteurs voisins.

Certaines bassines ont peut-être des raisons écologiques d’exister, en fonction du terrain, mais l’eau est devenue un placement financier qui encourage les monocultures. Les traders vendent des mégalitres tous les jours et le prix augmente ces dernières années.

L’exploitation de l’eau des nappes phréatiques engendre une infiltration d’eau salée, ce qui rend l’eau impropre à l’utilisation agricole. De plus, il y a des fuites partout dans le réseau de distribution, près d’un tiers de l’eau exploitée est perdue, et elle se retrouve souvent à des endroits inadaptés.
Le pompage de l’eau souterraine crée des affaissements de terrains… C’est tout un système à repenser et à réparer pour arrêter de polluer et de gaspiller la source de la vie.
Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de boire une eau de source directement sortie de la terre, je peux vous assurer que c’est une expérience qui vaut son pesant de cacahuètes.
Il existe des endroits où l'eau est bonne, des sources dans des endroits reculés, protégés. Pourvu qu’on arrive à les préserver.
Les savoirs ancestraux et les savoirs scientifiques récents se croisent, l’hydrologie régénératrice amène de l’espoir, Jean-Claude Van Damme s’est trompé, il y aura toujours de l’eau.